Blog animé par le réseau IDDEO et son représentant, André Roulleaux Dugage, pour le moment ex-Conseiller Municipal onsacré à la vie locale à Houilles, à la citoyenneté ovilloise et à la nécessité de son renouveau démocrate.
Le 23 mars dernier, notre mouvement politique local a vu le jour dans les urnes ovilloises.
Sans l’aide de partis politiques ni des réseaux politiciens habituels, et alors qu’on nous donnait dans la presse royalement 4 %, il a fait 10 % en supplantant au passage la droite réactionnaire et la gauche radicale.
Par suite de nombreuses manœuvres imputables à Monsieur Joly, maire sortant, et qui donne lieu à un contentieux judiciaire en annulation qui est en cours, ce mouvement n’a été pour le moment en mesure de transformer l’essai en participant au second tour. Ce qui comporte une sérieuse atteinte au pluralisme municipal puisque nos voix et celles de nos amis ne sont pas représentés au Conseil Municipal.
Mais ce n’est que partie remise car notre campagne a fait des émules.
Nous sommes une liste de vrais entrepreneurs ou d’acteurs de l’entreprise. Nous ne vivons pas au crochet des instances publiques en vendant des feux d’artifices. Nous jouissons de notre indépendance qui est précieuse, et de nos expériences diverses de la vie commune qui sont sérieuses. C’est là notre légitimité et nous avons été remarqués en conséquence.
Ce qu’il est ressorti de cette campagne est que les Ovillois avaient besoin d’une autorité. Mais qu’ils n’avaient pas encore compris que les « trentes glorieuses » étaient largement dernière eux. Ils en seraient donc encore à la recherche d’un hypothétique « dictateur éclairé ». Ceci explique pour parti le score de Monsieur Joly.
Mais là, les électeurs se sont trompés.
Face à un Etat en faillite à la suite de trente années de gestion dispendieuse, personne ne peut plus se permettre de lâcher les rênes à des élus locaux enfermés dans leur bulle, dépensant en toute irresponsabilité les deniers publics essentiellement à leur gloire personnelle. Ceci amènera nécessairement la faillite des communes si personne n’y prend garde.
Or, nous restons sidérés de voir comment l’Etat lâche la bride aux collectivités territoriales en leur permettant d’emprunter à tout va à l’avenant, sous forme de crédit de trésorerie en fonction des imprévus, sans contrôle analytique de leurs opérations, selon des méthodes qui conduirait droit à la banqueroute n’importe quel chef d’entreprise.
Ces facilités sont consenties à ceux mêmes qui contestent la nécessité d’une réforme territoriale réclamée à droite et à gauche pour abolir une bonne fois pour toute cet invraissemblable et coûteux « mille feuilles » administratif dont profitent certains élus territoriaux, dont Monsieur Joly et son ami et mentor Monsieur Bédier, dans les Yvelines.
Ces facilités sont permises à ceux qui s’arrogent la fonction de maire sous forme de pouvoir absolu, à ceux là mêmes qui peuvent se permettre de toucher les bénéfices de leurs fautes grâce au jeu politicien et à un sérieux manque de vigilance corrélatif de l’électeur.
Chez nous, c’est le financement opaque et très importants des équipements sportifs (soit 30 millions d’euros qui correspond pratiquement au chiffre d’affaires annuel de la commune, engagés depuis quelques années pour satisfaire une hypothétique clientèle électorale) et municipaux (soit 10 millions d’euros engagés depuis décembre dernier pour financer l’indécence réfection de la place de la mairie et la création d’un nouvel accès vers le domicile de Monsieur Joly) qui pénalisera de tout le reste.
C’est également l’épuration des associations culturelles qui vient derrière, avec des acteurs associatifs ou autres qui sont en train de se faire exclure bêtement sans concertation préalable.
Les Ovillois vont s’en apercevoir à la présente rentrée à l’occasion des nouvelles charges qui vont peser sur les ménages pour financer les rythmes scolaires. Ceux devront notamment payer de leurs poches les simples temps de récréation rallongés après la fin des cours organisés par la ville. Oui, vous lisez bien, les parents devront financer les temps de récréations ordinaires, à moins que Monsieur Joly ne change d’avis. Du jamais vu dans l’histoire des communes de France.
Autre élément consternant : le comportement de l’opposition socialiste qui truste actuellement le conseil municipal. Celle-ci s’est prétendue lors de sa campagne le grand chantre de la « démocratie participative » et a voulu nous récupérer en tant qu’amis pour le deuxième tour, en oubliant au passage les forces écologiques locales, ce qui nous a fait bien rire.
Mais elle se refuse désormais, à l’instar de Monsieur Joly, de divulguer publiquement par l’internet tous les éléments votés en conseil municipal (notamment les annexes, car le diable se cache toujours dans les détails) au motif que « nous n’avons pas à travailler pour nos adversaires politiques ».
A raison du comportement peu honorable (« 1.0 » diraient les internautes) élus municipaux en place, nous saisirons donc en temps opportun la Commission Nationale d’Accès aux Documents Administratifs en vue du rétablissement de la démocratie locale, rétablissement que permettait justement IDDEO lorsqu’il siégeait au conseil municipal.
Nous agirons donc avec la fermeté requise en vue d’un changement climatique local qui doit conduire nécessairement au départ de Monsieur Joly. Car celui-ci, face aux 47 % de mécontents du premier tour qui dépassait de 5 points sa vieille majorité, doit partir.
Pour cela, ce sera à chacun des Ovillois de retrousser ses manches et de se retrouver avec IDDEO sur le terrain des réalités.