Blog animé par le réseau IDDEO et son représentant, André Roulleaux Dugage, pour le moment ex-Conseiller Municipal onsacré à la vie locale à Houilles, à la citoyenneté ovilloise et à la nécessité de son renouveau démocrate.
Dans le but de lutter contre des manoeuvres de certains conseillers généraux qui ont une clientèle électorale à entretenir, le Conseil Constitutionnel vient de rendre une décision parfaitement conforme aux principes essentiels de non cumul de l'autorité de poursuite et de jugement que voici.
Les conseillers généraux ne pourront plus siéger dans les commissions départementales d'aide sociale (CDAS), a tranché vendredi 25 mars le Conseil constitutionnel, estimant qu'ils étaient juges et parties dans ces instances amenées à examiner des décisions de présidents de conseils généraux.
Sont censurés, avec effet immédiat, les 2e et 3e alinéas de l’article L.134-6 du Code de l’action sociale et des familles, relatifs à la présence de conseillers généraux et de fonctionnaires dans la CDAS, précise le Conseil dans un communiqué. La CDAS, est-il expliqué, « est une juridiction administrative du premier degré, compétente pour examiner les recours formés en matière d’aide sociale contre les décisions du président du conseil général ou du préfet.
Elle comprend, sous la présidence d’un magistrat du TGI :
Principes d’indépendance et d’impartialité méconnus. En définitive, les Sages, saisis d’une QPC, ont jugé que cette composition « méconnaissait les principes d’indépendance et d’impartialité indissociables de l’exercice de fonctions juridictionnelles ». A compter de la publication de la décision, les CDAS siégeront uniquement composées d’un magistrat de l’ordre judiciaire et d’un rapporteur que ce dernier aura désigné.